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Racines, branches ou limon sommes unis
par notre appartenance commune au fleuve du vivant.
Les hommes et ce qu’ils savent d’eux-mêmes
sont emportés sur ce fleuve.
Notre conscience nous tient la tête hors de l’eau,
hors du bouillonnement de la nécessité pure,
simplement la tête dans le néant du pourquoi
et du comment,
nourrie par ce corps qui ne sort jamais
du tourbillon et des cycles de la matière.
C’est pourquoi ce que nous appelons la mort n’existe pas,
il n’y a que notre oubli.
Perte de la conscience et retour à la matière du fleuve
qui nourrit d’autres rêves et s’élance
vers les chutes entropiques, le destin fatal.
C'est ainsi que nous continuons ce chemin,
ensemble, François.
Pour longtemps encore par nos héritiers,
la tête dans les étoiles.
Laurent Ozon
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