Présentation des écologistes Indépendant Allemands

Publié le par Heinz-Siegfried Strelow


Les écologistes indépendants allemands forment un mouvement - mais non un parti - constitué de personnes, dont les activités sont néanmoins politique et qui pensent que les impératifs écologiques doivent avoir la priorité absolue dans le domaine politique.

Considérant, que les partis politiques parlent tous de protection de l’environnement. Mais qu’ils ne s’intéressent en fait qu’à l’aspect esthétique de l’environnement, à ce qui, au moment du pélerinage aux urnes, semble de nature à leurs faire gagner des voix. Considérant que les Verts, sont devenus inéligibles pour une grande partie de la population à cause de leur engagement à l’extrème gauche. Et, enfin, qu’il n’y aura de victoire des idées écologique que si elle peuvent être portée par toutes les composantes de la population : Nous, écologistes indépendants, nous affirmons comme un mouvement soucieux de conserver les valeurs qui fondent l’harmonie entre une population, son milieu, et les autres membres de la communauté vivante. Un mouvement soucieux de regrouper les personnes qui ont à coeur de mettre les impératifs écologique au premier plan.

En cela, nous nous rattachons par notre origine et notre ligne politique au Père-fondateur du mouvement écologiste allemand, le docteur Herbert Grühl, (1921-1993). Herbert Grûhl, l’auteur du best-seller « Une planète va être saccagée » paru en 1975, a été dans les années 1970 le porte-parole pour l’environnement du groupe parlementaire du CDU-CSU et plus tard, co-fondateur des Verts. Après les détournement des Verts par la gauche, Herbert Gruhl, l’architecte écologique Baldur Springmann, le Prof. Herbert Pilch et d’autres ont décidés de créer les Ecologistes Indépendants Allemands.


Nos revendications principales

L’homme est un élément de la nature. S’il la détruit, il anéantit le sol qui le porte. Les idéologies modernes sont obsolètes et représentent aujourd’hui une menace pour l’avenir, car elles reposent sur l’anthropocentrisme.

A cela nous répondons que la nature n’est pas seulement une ressource vitale pour l’homme, et qu’elle a aussi une valeur intrinsèque, c’est pour cela qu’elle doit être protégée pour elle-même. Par conséquent, la mutation écologique doit tout d’abord s’effectuer dans les esprits: est bon tout ce qui relie l’homme à la nature, non ce qui l’en éloigne. De cela il découle aussi, qu’il faut donner à la protection des animaux une importance plus grande qu’elle n’a eue jusqu’à présent : les animaux ne sont pas des machines dépourvues d’âme, qui peuvent être torturés dans des laboratoires ou sacrifiés au profit de l’économie ou pour des raisons culturelles. C’est pour cela que le respect de toute vie quelles que soient les formes dans lesquelles elles se manifeste, doit être au coeur de la politique!

L’invocation de l’industrialisation, de la croissance économique et du progrès technique constitue le mot d’ordre commun de la politique de droite comme de la politique de gauche. Or, nous savons que ce progrès signifie plus de croissance économique, plus d’usines, plus de routes.... et moins de trésors souterrains, moins de surfaces vitales non polluées, moins d’espaces naturels non peuplés. Nous nous imposons à cette conception du progrès : les espaces vitaux dans une nature intacte sont plus importants pour nous que des emplois dans des secteurs de croissance mettant l’avenir en danger ou même un risque atomique restant.

Nous pensons qu’une forme d’économie écologique devra s’orienter vers la qualité des productions , une énergie économique et l’utilisation de matériaux bruts. La production de masse d’articles jetables et la tendance au gaspillage ne seraient plus rentables par la taxation de l’utilisation des ressources. Une charge fiscale sur la poursuite de l’automatisation endiguerait en outre le chômage. A l’inverse, les sociétés qui se montrent soucieuses de respecter l’environnement dans leur fonctionnement doivent avoir des avantages fiscaux sensibles. En résumé : décroissance et économie plutôt qu’illusion de croissance et terreur de consommation


Penser globalement et agir localement

Nous ne pouvons pas sauver toute l’humanité - mais le sauvetage par elle-même d’une nation considérée mondialement peut envoyer des impulsions précieuses pour la politique existant encore dans les autres pays.

Le maintien d’une politique internationale est impensable sans la conservation des volontés et du courage au niveau des régions pour prendre le tournant écologique qui s’impose. Dans cet esprit les peuples pauvres sur la terre doivent être aidés: par l’encouragement d’une agriculture rurale traditionnelle au lieu de l’exploitation comme fournisseurs de matières premières pour les Etats industriels, qui à travers leurs illusions de bien-être entrainent les pays de l’hémisphère sud endettés par leur faute dans un malheur global toujours plus profond.

Mais avant tout il faut arriver à stopper l’accroissement effréné de la population sur une planète dont les ressources sont limitées . Une politique de développement durable, doit, à l’avenir, songer en particulier qu’il faut proposer, en substitution

à la place du niveau de vie occidental une voie qui sera adaptée aux données écologiques régionales.

Autant la diminution du taux de population en Allemagne est réjouissante, autant l’envie de réduire à néant cet avantage sur le plan écologique par l’immigration est catastrophique. Ainsi, la migration vers l’Europe ne résoud pas le problème de l’explosion démographique dans le Tiers-monde la population augmente d’environ 90 millions d’individus chaque année. Elle aggrave la crise écologique, car les pays surindustrialisés, densément peuplés, dont le mode de vie menace l’environnement ne peuvent encore accueillir de nouveaux consommateurs sans augmenter aussi dans le même temps les montagnes d’ordures, sans précipiter l’urbanisation des paysages et augmenter la consommation d’énergie.

Voilà pourquoi: il faut désindustrialiser chez nous, et tenter d’endiguer la population dans le Tiers- monde.


Protéger l’environnement c’est protéger son pays

La diversité du monde animal et du monde végétal correspond à la richesse historique et naturelle de peuples de communautés nationales, de langues et de cultures. Ce kaléidoscope ethnique a une valeur intrinsèque dans la même mesure ou chaque homme a un droit originel naturel sur son pays - les Indiens d’Amazonie au même titre que les Yacoutes Sibériens, le Basque au même titre que l’Ecossais, le Tyrolien du Sud au même titre que le Breton.

La richesse de l’Allemagne réside ainsi dans la diversité de ses origines et de ses paysages . Ils sont la source d’où aujourd’hui encore peut naître la force pour une identité nationale comme alternative à l’uniformisation nationale et mondiale. De plus, l’oganisation de notre pays en Länder , qui a fait ses preuves au cours des siècles, correspond à la structure caractéristique d’un système organique: structure en réseau, en strates et en échelons. Voilà pourquoi nous préférons un fédéralisme unificateur pour notre pays plutôt que la société multiculturelle ou le centralisme national.

Publié dans Analyses

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